Méthodologie d'inventaire

L'objectif est de présenter ici les grandes lignes de la démarche suivie pour l'inventaire en précisant les difficultés rencontrées, les sources d'informations sur le territoire, les actions à envisager. La finalité de cette mission, en plus du recensement des colombiers et pigeonniers du Libournais, a été la mise en place d'une méthodologie d'inventaire transposable à différents objets de recherche.

Définition du territoire d'étude et des ressources humaines locales

Descriptif du territoire : histoire, délimitation cartographique.

Afin que ces recherches empiètent le moins possible sur le travail de terrain l'approche historique s'est limitée à une recherche documentaire sur l'histoire du territoire du Libournais en lien avec les conditions de constructions des pigeonniers.  Il s'agit donc d'une approche des grandes propriétés et des grands domaines au Moyen Age, des particularités de la noblesse et de la riche bourgeoisie bordelaise et libournaise. Il existe certaines difficultés à trouver des informations précises pour le territoire du Libournais, les données concernant souvent l'ensemble du territoire de la Gironde et les délimitations territoriales ayant changées depuis le Moyen Age.
Le territoire d'étude a été délimité au départ aux cantons de Branne, Libourne, Lussac, Castillon la Bataille, Pujols et Sainte Foy la Grande.

Déterminer et contacter les acteurs locaux, associations, professionnels, élus, érudits, ainsi que la population.

La liste des organismes, associations et administrations contactées est présentée en annexe avec les contacts établis. Il s'avère que malgré l'importance des centres de recherches et d'étude du patrimoine en Gironde, le sujet des colombiers et pigeonniers ait peu d'adeptes  ou alors assez discrets. Trois types d'acteurs ont été contactés :

Administration : mairies, conseils d'urbanisme, conseil général, pays…

Associations : histoire et archéologie, colombophilie, offices de tourisme, centre de publication

Particuliers : historiens locaux, sites de particuliers sur internet

Afin d'intégrer la population local à cette démarche et de provoquer le plus de retour d'informations, la solution choisie a été de faire passer une annonce dans les journaux et lettres d'informations locaux. Les demandes de publication ont été faites auprès de la mairie de Libourne, la mairie de Castillon, la mairie de Lussac, le Pays Libournais. La lettre envoyée se trouve en annexe. Les retours ne sont pourtant pas garantis et se feront sur du long terme. Il faut aussi penser à relancer les organismes pour faire diffuser la publication.

Connaître le patrimoine

Documentation historique sur le territoire et l'objet patrimonial concerné. Recherches d'études et de données existantes.

Les données générales sont nombreuses sur le sujet et essentiellement accessibles au sein des bibliothèques (municipale de Bordeaux et universitaire). La bibliographie est précisée en annexe.
Internet s'avère également un bon moyen pour récolter des informations d'ordre général sur le sujet via les moteurs de recherches et certains sites spécifiques au patrimoine.
Quant aux données précises sur le territoire du Libournais la ressource la plus utile s'est avérée être le travail de recherche mené par l'Association Historique des Pays de Branne et le CLEM et éditées aux Editions Entre Deux Mers.
Les archives ne disposent guère d'informations ou elles ne sont pas exploitables sur une période d'un mois. L'étude des archives notariales pourraient fournir des informations supplémentaires si l'édification à mené à l'établissement d'un acte et que celui-ci a été conservé. Une limite survient pourtant, la faible teneur des informations dans ses actes qui se limitent généralement à une date et un nom de propriétaire.
Quant aux administrations et collectivité, elles disposent de peu d'informations, ne considèrent pas ce sujet comme prioritaire. On peut aussi regretter le manque de lien et de diffusion de l'information entre les différents acteurs du patrimoine en Libournais. En effet, il s'avère que le Pays Libournais a mené un inventaire sur le petit patrimoine rural diffus non protégé (PPRNDP) en 2006. L'étude n'est pas encore validée mais elle présente tout de même certaines informations sur les pigeonniers de la région.

Inventaire

Repérage et inventaire des objets et sites remarquables.

L'inventaire a été mené en deux parties :
Le recensement de la majorité des pigeonniers sur le territoire sans distinction de typologie et dans la limite du temps imparti et des données disponibles.
L'étude plus approfondie de certains édifices remarquables.

L'utilisation de cartes IGN au 1/25 000 à l'intérêt de présenter sur certains secteurs une localisation des pigeonniers sous le sigle "pig", qui est pourtant loin d'être exhaustif. Il faut donc s'en remettre également à d'autres sources d'information :
Les inventaires et la documentation existants sur le sujet.
Les divers acteurs sur le territoire cités plus haut : associations, administrations, particuliers.Le repérage sur le terrain.
Pour ce dernier point, la méthode la plus efficace est certainement de procéder communes par communes, travail long et fastidieux mais qui évite de passer à côté d'édifices remarquables et permet d'établir un contact direct avec la population.

Il a été possible de recueillir des informations pour l'ensemble du territoire d'étude. La liste des pigeonniers inventoriés se trouve en annexe. Une étude approfondie a été menée pour les communes de Saint Emilion, Montagne, Lussac, Puisseguin, Saint Cibard, Castillon la Bataille.

 

Pigeonniers de Gironde